En 1987, profitant de l’essor irrésistible du minitel en France, Sophie Le Cam nait au nord de la Loire et au sud de la Manche.

En 2001, elle est vice-championne de France de badminton des collèges par équipe, ce qui ne l’empêche pas d’écouter Renaud, mais beaucoup, vraiment.

Elle ne le sait pas encore mais l’obtention, en 2005, du Bac ES option maths avec mention très bien, ne lui sera d’aucune utilité.

Finalement, on retrouve Sophie Le Cam au conservatoire d’art dramatique du 9ème arrondissement de la capitale de la France. Elle y apprend à jouer, ce qu’elle savait faire spontanément quand elle était petite mais elle avait oublié depuis, c’est pour ça.

Trêve d’enfantillages, penchons-nous sur l’essentiel, l’année 2014, où Sophie Le Cam devient chanteuse. Cette année-là, elle écrit donc ses premières chansons, obtient le deuxième prix Interprète de Le Mans Cité Chanson, fait la première partie de Loïc Lantoine au Festival de Marne, est programmée aux Trois Baudets et chante en direct dans l’émission « A’live » de Pascale Clark sur France Inter.

En 2016, elle sort un premier EP intitulé « Les gens gentils ».

Depuis, 5 clips plus chatoyants les uns que les autres sont sortis sur les internets et de nombreux concerts en trio, avec Antoine Candelot (guitare, claviers, percussions) et Palem Candillier (guitare aussi mais pas la même, ils ont chacun la leur) sont offerts contre de l’argent à un public toujours plus nombreux, sauf parfois.

En 2018, sa déclaration d’amour chantée à André Manoukian est relayée par Laurent Ruquier aux Enfants de la télé et Michel Drucker retweete son clip « Tous les Michel » dans lequel elle parle de tous les Michel. Cette même chanson est diffusée par Emilie Mazoyer dans l’émission « Musique » sur Europe 1, mais pas en entier.

En 2019, la sortie de son deuxième EP intitulé « Veuillez croire » lui vaudra d’être interviewée par France Bleu Picardie en raison de ses origines et il sera relayé par les magazines HexagoneFrancofans et Longueur d’ondes en raison de sa qualité artistique. Avec candeur et impertinence, elle y développe d’une voix percutante un univers rétro-sixties, tendre et décalé, qui n’est pas sans rappeler Renaud, Dutronc ou Philippe Katerine.

Artiste engagée, Sophie Le Cam réhabilite le port de la cagoule en laine.

Veuillez croire.

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